Le blog d’un acteur

Des enregistrements

En créant ce site, qui me présente en tant qu’acteur, avant même l’image, je souhaite mettre en valeur la voix, le texte dit. Je privilégierai la poésie, en particulier mes deux auteurs fétiches : Victor Hugo et Robert Desnos.
Je publierai donc régulièrement l’enregistrement d’un poème. Par exemple, aujourd’hui, ce sera J’aime l’araignée et j’aime l’ortie.
Pour Desnos, j’attendrai peut-être : les droits d’auteur de celui-ci que j’ai tant aimé n’appartiennent pas encore au domaine public. Même si son ayant-droit m’accordait les droits, je ne sais si ce serait le cas de Gallimard… Il faudra que je leur demande.
Pour simplifier, je dirai ici des poèmes appartenant au domaine public ou à mon domaine (donc écrits par mes soins), afin de n’avoir aucun problème avec un quelconque héritier…

Des réflexions

Peut-être écrirai-je d’autres textes relatifs à la condition de l’acteur…
Peut-être décrirai-je mes expériences de l’instant en tant qu’acteur ou en tant qu’animateur ?
Encore une fois, c’est l’acteur que je privilégierai, celui qui agit et qui, parfois, prend acte.
Pour ce qui est de la mise en scène, je réserverai mes articles ou commentaires, pour les mois qui viennent, au site consacré à l’Antigone de Sophocle.

Un premier enregistrement

Autant me lancer tout de suite. Pour l’instant, je dispose de mes seuls connaissances en html5, apprises il y a peu. Comme texte, j’ai choisi un poème des Contemplations, J’aime l’araignée et j’aime l’ortie. Voici donc cet enregistrement :

J’aime l’araignée et j’aime l’ortie

J’aime l’araignée et j’aime l’ortie,
Parce qu’on les hait ;
Et que rien n’exauce et que tout châtie
Leur morne souhait ;

Parce qu’elles sont maudites, chétives,
Noirs êtres rampants ;
Parce qu’elles sont les tristes captives
De leur guet-apens ;

Parce qu’elles sont prises dans leur œuvre ;
O sort ! fatals nœuds !
Parce que l’ortie est une couleuvre,
L’araignée un gueux ;

Parce qu’elles ont l’ombre des abîmes,
Parce qu’on les fuit,
Parce qu’elles sont toutes deux victimes
De la sombre nuit.

Passants, faites grâce à la plante obscure,
Au pauvre animal.
Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
Oh ! plaignez le mal !

Il n’est rien qui n’ait sa mélancolie ;
Tout veut un baiser.
Dans leur fauve horreur, pour peu qu’on oublie
De les écraser,

Pour peu qu’on leur jette un œil moins superbe,
Tout bas, loin du jour,
La vilaine bête et la mauvaise herbe
Murmurent : Amour !

Une prochaine lecture

Après avoir écouté ce J’aime l’araignée et j’aime l’ortie, vous pouvez être tenté d’en écouter un autre. Pour ce faire, il vous suffit de cliquer sur le titre :
La Coccinelle.

Vous souhaitez savoir quels poèmes sont diffusés ?
Vous aimez Victor Hugo ?

Pierre-François

Pierre-François Kettler est le croisement sanguin et vraisemblablement contaminé de l'heroïc fantasy, de Victor Hugo, du Code noir, du théâtre, de Robert Desnos, du jeu et de la poésie. L’enfance et l’adolescence, à Chambéry, lui ont fait découvrir un corps qu'il détestait copieusement et un imaginaire où il se réfugiait voluptueusement. Son "service national" au Rwanda l'a ouvert sur le monde. Le théâtre l'a fait vivre et l'a réconcilié avec son corps dans cet espace si complexe. Depuis 2005, il harmonise sa chair et ses rêves en les écrivant.