Je vis, je meurs ; je me brûle et me noieSonnets – Louise Labé

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie

Louise Labé

Je n’avais encore rien mis en ligne de cette poétesse dite de l’école lyonnaise, surnommée La belle cordière du fait que son mari était cordier. Une internaute m’a proposé ce texte : j’ai saisi la balle au bond et enregistré ce sonnet dans le mouvement.

Quelques pistes

D’habitude, je me réfère à mon bouquin préféré de poésie, Mille et cent ans de poésie française, mais à l’instant où j’écris ces lignes, je ne l’ai plus sous la main. Je vous donnerai les références de cet ouvrage dès que je les aurai retrouvées. Pour l’heure, je vous propose de consulter cette page qui permet d’admirer l’édition originale de ce poème.

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie – L’enregistrement

Je vous convie à écouter Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie, poème de Louise Labé, du recueil Sonnets.
Si vous n’entendez pas bien cet enregistrement, ou mal, n’hésitez pas à m’en informer en me précisant quel navigateur vous utilisez (le navigateur peut être Internet Explorer, Mozilla Firefox, Opera, Chrome, etc.)
Mon ordinateur a numérisé mes paroles sur un fichier son que j’ai envoyé sur la toile. Il suffit de cliquer sur la flèche pour entendre ce poème du recueil Jadis et Naguère.

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie – Le texte

Le texte Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie, de Louise Labé, est tiré du recueil Sonnets.

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie…

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure ;
Mon bien s’en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.

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Pierre-François

Pierre-François Kettler est le croisement sanguin et vraisemblablement contaminé de l'heroïc fantasy, de Victor Hugo, du Code noir, du théâtre, de Robert Desnos, du jeu et de la poésie. L’enfance et l’adolescence, à Chambéry, lui ont fait découvrir un corps qu'il détestait copieusement et un imaginaire où il se réfugiait voluptueusement. Son "service national" au Rwanda l'a ouvert sur le monde. Le théâtre l'a fait vivre et l'a réconcilié avec son corps dans cet espace si complexe. Depuis 2005, il harmonise sa chair et ses rêves en les écrivant.

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